Chapelle de Sais

Chapelle de Sais

Notre Dame de Saix

L’église de Notre-Dame de Sais s’élève à l’ouest de l’habitat de Vivonne, érigée sur un éperon rocheux qui surplombe la Vonne (1). Si on fait référence aux premiers documents qui la concernent une première fois vers 1097-1100, elle dépendait de l’abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers (2) et était le siège d’une paroisse à partir du XIIIe siècle (3), avec un petit cimetière adjacent (2). En 1264, l’église « Beate Marie de Sees de Vivonne » bénéficie d’une donation testamentaire de Jeanne Marchande (4). L’édifice, datant de l’époque romane, a été modifié plusieurs fois, notamment, par la réfection du pignon et de la toiture, avant d’être transformé en habitation.

La maison presbytérale, réalisée successivement sur le prolongement de l’église, présente une porte avec un linteau en accolade orné au centre d’un écu en relief (2). Il s’agit d’un élément datant de la seconde moitié du XVe siècle ou du début du XVIe. Malheureusement, aucune trace documentaire ne permet de reconstruire l’aspect de l’armoirie qui y était représentée ou de déterminer sa fonction

 D’ailleurs, il semblerait que le linteau armorié ne se trouve pas dans son emplacement d’origine, mais qu’il y a été  installé à la suite d’un remploi. En effet, d’une part, les points de départ de l’accolade ne s’adaptent pas aux piédroits de la porte, et d’autre part, la technique de construction des appareils de l’ancien presbytère et certains des éléments architecturaux (portes, fenêtres) semblent plutôt appartenir au XVIIe siècle (5). Donc, même si on ne peut pas exclure que la figure héraldique identifiait le financeur de la construction de l’édifice adjacent à l’église (ou de la confrérie religieuse de laquelle celle-ci relevait), il est plausible, qu’elle pourrait se rapporter au titulaire d’une chapelle seigneuriale annexe à l’édifice religieux ou, plus simplement, au propriétaire d’une maison proche qui était ornée de cet élément architectonique.

N.B : il a été fait don de l’église à la municipalité de Vivonne, qui a engagé les travaux nécessaires et coûteux afin de la mettre hors d’eau.(1) Texte de référence Matteo Ferrari: http://base-armma.edel.univ-poitiers.fr .

(2) F.Puissant : Vivonne. Origines, topographie et morphologie d’une petite ville du Haut-Poitou de l’Antiquité à la fin du Moyen Âge

(3) Beauchet-Filleau 1868 Pouillé de la diocèse de Poitiers, Niort-Poitiers 1868.

(4) G.Pons 1982, Recueil des document de l’abbaye de Fontaine-le-Comte (XIIe-XIIIe siècle), Poitiers 1982

(5) lapieve.wordpress.com/histoire/

Texte et photos Philippe Meunier.